Cette après-midi, nous avons présenté nos recommandations devant le personnel du Défenseur des droits. Chacun a présenté son affiche et les droits qui y sont liés.
Célia et Fatou présentent le projet Parlons Jeunes 2020 et ses raisonsKalidou, Maeva et Rachel parlent de leur afficheCélia et Alice présentent des recommandations sur la communication des MédiateursIrène et Mohamed dévoilent leurs travauxMohamed et Tania racontent leur afficheGaï, Irène et Simon annoncent leurs recommandations
Nous avons fini la journée en tournant tous ensemble une scène de classe, pour l’un des court-métrage, sur la discrimination et le handicap à l’école.
Ce matin, nous avons tourné des scènes pour nos films. Nous avons commencé à jouer les scènes d’un film portant sur la violence envers les enfants.
Le groupe a préparé sa présentation des recommandations et du travail effectué cette semaine.
Affiche de Fatou « Tu as le droit d’être protégé contre toutes les formes de violences. Contrairement à ce que tu penses, cette scène n’est pas normale. Les enfants ont des droits, le savais-tu? Lorsque tes droits sont menacés, tu peux faire appel au Défenseur des droits, contacte le par téléphone au 09-69-39-00-00 ou www.defenseurdesdroits.fr« « Les personnes malvoyantes, les personnes malentendantes, les personnes sans papiers, les personnes sans abris, les personnes handicapées, le racisme. Toutes les couleurs sont l’Humanité »
Cet après-midi , nous avons pu rencontrer Thierry Beccaro, journaliste et comédien, qui a publié un livre sur les maltraitances qu’il a subi en tant qu’enfant. Il nous a parlé de ses missions avec l’UNICEF, dont il est l’ambassadeur depuis un an.
Présentation du Fanzine
Nous avons ensuite rencontré Jacques Toubon, qui nous a parlé de son rôle et de l’importance de faire connaitre les droits de l’enfant. Les jeunes ont pu lui présenter leurs scénarios et expliquer leurs choix de thématique.
Le groupe a ensuite pu travailler sur les recommandations aux Médiateurs, et nous avons commencé à tourner les vidéos.
Ce matin, nous avons travaillé en groupe sur les différents scénarios de vidéos pour promouvoir les droits de l’enfant et les Médiateurs. Trois sujets ont été choisis : handicap et discrimination, droit à l’école et enfin violence sur les enfants. Les jeunes ont pu expliquer à Benoit, le vidéaste qui filmera les vidéos, leurs idées, afin qu’il les conseille sur la mise en scène. Les groupes ont rédigé des scénarios qui seront tournés aujourd’hui et demain. Les jeunes ont pu faire des repérages des lieux de tournage.
Célia, Benoit et Kalidou réfléchissent à la mise en scène d’une vidéo sur le droit à l’éducationRédaction du scénario sur les enfants victimes de violencesÉcriture d’une scène sur la discrimination envers les élèves handicapés
Ce matin nous avons rencontré Maé, étudiante en graphisme, qui nous accompagnera pendant 2 jours afin de créer des supports graphiques, tels qu’un fanzine ou des affiches.
Nous avons ensuite pu parler de la communication du Défenseur des droits avec Marianne et Robin du pôle communication. Ils nous ont expliqué les enjeux de la communication pour le Défenseur, qui consistent à faire comprendre à tous les publics concernés le rôle du Médiateur. Pour cela, il faut être capable de connaitre les différents publics et de savoir comment les atteindre. Les jeunes sont un public difficile à atteindre, puisque que la communication destinée à un enfant de maternelle est très différente de celle destinée à un jeune presque majeur. Il est également possible de viser l’entourage d’une personne en difficulté, qui pourrait saisir le Défenseur.
Marianne nous a présenté les communications télévisées du Défenseur des droits, avec les acteurs de Plus Belle la Vie.
Cet après-midi, nous avons pu en apprendre plus sur la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés) . Carina nous a parlé des résultats d’une étude sur les comportements des jeunes en ligne et leurs droits. Les jeunes utilisent internet majoritairement à travers les réseaux sociaux, avec Snapchat, Youtube et Instagram. Si les plus de 15 ans peuvent librement s’inscrire sur un réseau social, les jeunes de moins de 15 ans doivent avoir un accord des parents. Malgré cela, 59% des moins de 13 ans sont inscrits sur au moins un réseau social.
Ces réseaux sont utilisés avant tout pour discuter (73%), regarder des photos et vidéos (53%) et publier des photos et vidéos (30%). Internet peut également être un nouveau terrain de harcèlement. Carina nous a présenté les droits des enfants sur internet et les solutions en cas de harcèlement.
En cas de harcèlement, il est important de verrouiller ses comptes, en les mettant en privé. Il est possible de porter plainte, puisque le harcèlement est un délit. Si le cyber-harceleur est un mineur de plus de 13 ans, il risque jusqu’à 1 an de prison et 7 500 € d’amende. Si la victime a moins de 15 ans, la peine maximale sera de 18 mois de prison et 7 500 € d’amende.
Si vous êtes victime de harcèlement, des conseillers sont disponibles par téléphone au 0800 200 000 ou en ligne sur netecoute.fr. Enfin, tout le monde a le droit à l’oubli (droit au déréférencement), c’est-à-dire que tout citoyen peut demander à un moteur de recherche de ne plus associer un contenu à son nom et prénom. Quand cette demande concerne un enfant, le moteur se doit de déréférencer le contenu en moins de 15 jours.
Pour en savoir plus sur la protection de la vie privée sur internet, regardez la vidéo du Rire Jaune, en partenariat avec la CNIL :
Constance Rivière, la Secrétaire Générale du Défenseur des droits, nous a présenté le rôle de l’institution du Défenseur des droits et ses particularités. En 2019, le Défenseur a reçu près de 100 000 réclamations, un nombre qui augmente chaque année. Le Défenseur des droits n’a ni des pouvoirs de juge ni des pouvoirs de polices, mais a des moyens d’enquête par exemple par le testing, afin d’établir des rapports sur des situations de violation des droits.
Nicolas Kanhonou, directeur du pôle Promotion de l’égalité et de l’accès aux droits, nous a présenté les outils de sensibilisation pour l’égalité. Nous avons pu discuter de l’efficacité de ces outils et les jeunes ont commencé à réfléchir à leurs recommandations.
Nicolas Kanhonou a expliqué que le rôle du défenseur des droits est important pour permettre de faire apparaitre des situations de discrimination, puisqu’il peut recenser et documenter les cas et ainsi prouver leur existence.
Il existe 6 modalités d’action pour promouvoir l’égalité :
Aider à la prise de conscience
Produire des outils
Former et sensibiliser
Dialoguer avec ses partenaires et la société civile
Contribuer à changer le droit
Produire de la connaissance
Enfin Véronique Mahl, du pôle Défense des droits de l’enfant, nous a présenté les modalités de saisine concernant les enfants.
Le Défenseur des droits protège les enfants, Français ou non, en France ainsi que les enfants français à l’étranger. En France, il y a 15 millions d’enfants et près de 2 millions d’enfants français à l’étranger. Son travail concerne également les enfants en détention, qui sont près de 800 en France.
Véronique nous a expliqué les droits de l’enfant dans le cadre d’une procédure judiciaire. La Procédure Mélanie existe depuis 1999 et permet aux enfants, notamment victimes de violences, d’être entendus une seule fois. Grâce à un enregistrement vidéo, les enfants n’ont plus besoin de témoigner à de multiples reprises, ce qui leur évite de revivre un événement traumatique.
Les enfants qui témoignent de violences doivent être pris au sérieux. Si un enfant confie une parole inquiétante, il est essentiel de lui parler du 119, numéro dédié à la protection des enfants, ou de les appeler soi-même. En effet, un enfant a tendance à ne se confier qu’à une seule personne lorsqu’il est victime de violence. Le 119 peut être appeler en cas de doute concernant un enfant potentiellement victime de violence.
Si un enfant est victime de harcèlement, un numéro est dédié plus spécifiquement, avec le 3020.
Ce matin nous avons rencontré Janna Boubendir pour nous apprendre comment faire pour passer un message efficace. Janna nous a expliqué l’importance d’élaborer un message clair, dans son contenu mais également dans sa forme. Janna a insisté sur l’importance de l’émotion pour faire de son discours un moment mémorable.
Nous avons ensuite rencontré Léa Philibert pour parler d’Educadroit, la plateforme du Défenseur des droits pour éduquer les jeunes aux droits. Cette plateforme propose un ensemble de vidéos et de quizz pour apprendre qui crée le droit, qui protège le droit et quels sont les droits des enfants. Léa nous a ensuite présenté le programme Cartooning for Peace , un programme de caricature pour défendre les libertés. Nous avons pu analyser un dessin de Plantu pour le Défenseur des droits.
Pour en savoir plus sur Educadroit, retrouvez la plateforme en ligne: https://educadroit.fr/
L’après-midi, nous avons rencontré Geneviève Avenard, la Défenseure des enfants, qui nous a parlé de son rôle de Défenseure des enfants, qui consiste à la fois à défendre les droits des enfants, mais aussi à les promouvoir. Madame Avenard a insisté sur l’importance de faire connaitre les médiateurs puisqu’aujourd’hui les enfants mais également les adultes et les professionnels de l’enfance ne connaissent encore que très peu le Défenseur des droits et la Défenseure des enfants. Ainsi, 3 000 réclamations sont faites chaque année concernant le non-respect des droits de l’enfant en France. Si ce nombre progresse chaque année, selon Madame Avenard il reste encore très faible, étant données les violations des droits de l’enfant. Les recommandations des jeunes auront donc pour but de permettre que les enfants – mais aussi dans le même temps les adultes – sachent qu’ils ont des droits et que ces droits sont protégés par le Défenseur des droits et la Défenseure des enfants. Plusieurs jeunes ont notamment évoqué des cas de violences « ordinaires » pour lesquelles ils ne savaient pas qu’il s’agissait de violation de leurs droits.
Nous avons pu discuter de la violence envers les enfants, qui peut être présente aussi bien à l’école qu’à la maison. Madame Avenard a souligné un changement de mentalité, puisque les punitions corporelles ont longtemps été la norme à l’école, avec par exemple des coups de règles, ce qui a d’abord été interdit à l’éducation avec l’interdiction des châtiments corporelles par les professeurs puis à la maison, avec récemment l’interdiction de la fessée mais aussi de toute forme de violences sur les enfants. Nous avons pu débattre des violences éducatives puisque celles-ci restent encore largement normalisées. Il est ainsi courant de penser qu’une gifle ou une fessée n’a que peu de conséquences sur un enfant et peut servir à éduquer les enfants.
Pour ce premier jour, nous avons commencé la journée en faisant connaissance. Afin d’en savoir plus sur notre groupe, nous avons lancé un bingo, pour découvrir les goûts et dons de chacun.
Les jeunes mènent l’enquête: qui parviendra à aligner une case le premier?
Nous avons commencé la journée par une présentation du programme Parlons Jeunes et du thème : Faire connaitre les droits de l’enfant et les Médiateurs. Nous avons présenté l’AOMF et le rôle des Médiateurs dans la Francophonie, qui regroupe un grand nombre de pays.
Léa Margery a ensuite présenté les droits fondamentaux de l’enfant et le texte international qui les garanti : la Convention internationale des droits de l’enfant. Nous avons pu tester nos connaissances lors dans un quizz sur les droits de l’enfant et leur protection.
Nous nous sommes attardés sur certains droits comme le droit à l’égalité, le droit à l’identité et le droit d’être entendu et ce que cela signifie pour les jeunes. Chacun a pu dessiner ce que sont ces droits puis l’a expliqué au reste du groupe.
Enfin, Léa a proposé aux jeunes de se mettre en groupe et de réfléchir à des solutions dans des situations de violation des droits de l’enfant.
Tania et Maéva sur les enfants nés en prisonMohamed, Rachel et Fatou présentent leur dessin et la solution trouvéeIrène et Kalidou sur la responsabilité des enfantsMariyetou présente sa solutionAlice et Noémie expliquent un cas de non-respect des droits de l’enfant